Pour son tout premier briefing de l’année 2026, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a animé ce jeudi une séance spéciale d’information à Kinshasa, dans le cadre de l’exercice de redevabilité du gouvernement envers le peuple congolais. Aux côtés du ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, le porte-parole du gouvernement s’est longuement exprimé sur l’actualité nationale, dominée par la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Patrick Muyaya a ouvert son intervention par un message de compassion et de solidarité à l’endroit des populations de Goma, Bukavu et d’autres localités affectées par les violences armées, tout en réaffirmant l’engagement de l’État à poursuivre les auteurs des crimes.
« Nous n’oublions pas les milliers de Congolais qui ont perdu la vie en seulement quatre jours. Nous sommes de cœur avec les populations de Goma et de Bukavu. Nous saluons leur résilience et leur bravoure. Quant aux auteurs de ces actes, ils répondront de leurs crimes », a-t-il déclaré avec gravité.
Le ministre a, par ailleurs, dénoncé avec fermeté la désinformation qui circule sur les réseaux sociaux et dans certains médias, notamment au sujet du séjour du président de la République à l’étranger.
« Il existe aujourd’hui une communication très claire sur le séjour du président de la République en Angola. Le passage du chef de l’État à Luanda a été officiellement expliqué », a-t-il insisté, appelant les journalistes et les citoyens à faire preuve de vigilance face aux fake news.
Réagissant aux appels de certains acteurs politiques et sociaux en faveur d’un nouveau dialogue intercongolais, Patrick Muyaya a tenu à clarifier la position du gouvernement.
« Le président Félix Tshisekedi a déjà opté pour le dialogue intercongolais. Sans cette volonté politique, la feuille de route issue des travaux de l’équipe ECC-CENCO n’aurait jamais vu le jour », a-t-il rappelé.

Toutefois, le porte-parole du gouvernement a souligné que la crise actuelle en RDC est avant tout sécuritaire et non politique.
« La crise en RDC est sécuritaire et non politique. Si le problème était politique, le chef de l’État n’aurait pas été élu avec plus de 73 % aux élections de 2023. Le dialogue ne mettra pas fin à la guerre d’agression. Aujourd’hui, les Congolais n’ont pas de conflit entre eux », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que le dialogue demeure un outil utile lorsque les conditions l’exigent.
Abordant un sujet de gouvernance interne, Patrick Muyaya a adopté un ton ferme concernant le non-respect du code de la route par certaines autorités publiques.
« Le chef de l’État a lui-même interdit à toute autorité de circuler en violation du code de la route. Le ministre de l’Intérieur travaille déjà, conformément aux instructions du président de la République, afin que ces pratiques soient définitivement bannies », a-t-il averti.
À travers ce premier briefing de l’année 2026, le ministre de la Communication et Médias a réaffirmé la détermination du gouvernement congolais à défendre l’intégrité territoriale de la RDC, à combattre la désinformation et à promouvoir une gouvernance responsable, transparente et tournée vers les préoccupations réelles de la population.
Michel KABEYA









