À l’approche de l’élection du nouveau Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), prévue en novembre 2026 au Cambodge, une voix s’élève avec force au sein de la diaspora congolaise en Europe. Celle du Mouvement pour la Révolution des Élites (MOREL), une structure de jeunes Congolais vivant en France, qui plaide sans détour pour une candidature de la République démocratique du Congo à la tête de l’institution francophone.
Pour le MOREL, l’heure n’est plus aux demi-mesures ni aux candidatures symboliques. Il s’agit d’une revendication politique, culturelle et démographique légitime, fondée sur des chiffres, une histoire et une réalité linguistique incontestable. La RDC, rappellent-ils, est aujourd’hui le deuxième pays francophone au monde après la France, avec 49 millions de francophones, soit 51 % de sa population maîtrisant le français.
Une donnée qui, aux yeux du mouvement, impose une évidence : la Francophonie ne peut plus se penser sans la RDC, encore moins se diriger sans elle. Une brochure comme manifeste politique
Pour structurer leur plaidoyer, les membres du MOREL ont publié une brochure de soutien, véritable manifeste en faveur de l’ambition diplomatique congolaise. Le document met en avant la centralité stratégique de la RDC dans l’espace francophone, tant par son poids démographique que par son rôle culturel et linguistique en Afrique et dans le monde.
« La Francophonie de demain sera africaine ou ne sera pas », semble être le message sous-jacent porté par cette initiative. Et dans cette Afrique francophone en pleine croissance, la RDC apparaît comme un pilier naturel, un moteur appelé à jouer un rôle de premier plan dans la gouvernance de l’OIF.

Le MOREL ne cache ni son ambition ni sa détermination. Le mouvement se présente comme une dynamique citoyenne structurée, résolument tournée vers l’action. Loin d’un simple plaidoyer médiatique, il annonce une mobilisation à plusieurs niveaux : auprès de l’État congolais, des élites politiques et intellectuelles, mais aussi de la diaspora congolaise, appelée à jouer un rôle clé dans le lobbying international.
« Il ne s’agit pas d’un combat isolé, mais d’un projet collectif », martèlent les responsables du mouvement, convaincus que la RDC dispose aujourd’hui de tous les arguments pour prétendre à la direction de l’OIF : légitimité linguistique, profondeur culturelle, jeunesse démographique et influence régionale.
À travers cette démarche, le MOREL entend aussi bousculer les équilibres traditionnels de la Francophonie, longtemps perçue comme pilotée depuis le Nord. En soutenant une candidature congolaise, le mouvement défend une vision plus équitable, inclusive et représentative de l’espace francophone mondial.

Pour ces jeunes engagés, la Francophonie ne peut rester figée dans des schémas anciens alors que son avenir se joue massivement en Afrique, et plus particulièrement en RDC. Leur message est clair, assumé, et sans concession : le temps de la RDC est venu.
Reste désormais à transformer cette mobilisation citoyenne en volonté politique formelle. Mais une chose est certaine : avec le MOREL, la candidature congolaise à la tête de l’OIF a trouvé des défenseurs déterminés, organisés et prêts à aller jusqu’au bout.
Maxime MBUMBA









