Le Groupe Cinq sur Cinq (GCC) est monté au créneau pour dénoncer avec la plus grande fermeté ce qu’il qualifie de campagne de désinformation grave, infondée et attentatoire à l’honneur, à la suite des déclarations publiques de Mme Tshumba Anday Gracinda sur le plateau de l’émission Bosolo na Politique, diffusée sur Bosolo TV.
Dans une mise au point sans ambiguïté, le GCC rejette catégoriquement les allégations mettant en cause Son Excellence Monsieur le Ministre Justin Kalumba Mwana-Ngongo dans l’acquisition de la parcelle située au numéro 11/13, quartier Salongo, dans la commune de Kasavubu. Pour le Groupe, les faits sont têtus, la chronologie est implacable et le droit est clair.
Contrairement aux insinuations relayées dans l’espace public, le GCC rappelle que l’opération immobilière incriminée est strictement antérieure à l’entrée de Justin Kalumba Mwana-Ngongo au Gouvernement Suminwa II. Les documents officiels sont sans équivoque :
– le jugement de succession a été rendu le 06 juin 2025 par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Kalamu (RC 35.522) ;
– l’acte de vente a été signé le 27 juin 2025 ; et la nomination ministérielle n’est intervenue que le 08 août 2025.
Dès lors, affirme le Groupe, toute tentative d’établir un lien entre cette transaction privée et des fonctions gouvernementales ultérieures relève soit d’une ignorance manifeste des faits, soit d’une manipulation délibérée de l’opinion.
Sur le fond juridique, le GCC dénonce une présentation fallacieuse de la réalité successorale. La parcelle concernée relevait d’une succession légalement établie, comprenant cinq copropriétaires cohéritiers, parmi lesquels figure Mme Tshumba Anday Gracinda elle-même. Cette indivision est formellement consacrée par plusieurs actes authentiques, notamment la signification du jugement en 2020, le certificat d’enregistrement délivré en février 2023 et le jugement de succession de juin 2025. Mme Tshumba Anday Gracinda n’a jamais été l’unique propriétaire du bien, ni en droit, ni en fait.
Plus troublant encore, selon le GCC, la vente s’est déroulée dans le strict respect de la loi, après concertation et accord de l’ensemble des ayants droit. Les cinq copropriétaires ont perçu leurs quotes-parts respectives par voie bancaire, sur des comptes librement désignés, sans aucune interférence de l’acheteur dans la répartition. Le Groupe s’étonne donc que seule Mme Tshumba Anday Gracinda, pourtant bénéficiaire de sa part du prix de vente, remette aujourd’hui en cause une transaction dont elle a pleinement profité, tout en se présentant publiquement comme victime spoliée.
Pour le GCC, ce silence sélectif et cette posture victimaire relèvent d’une mauvaise foi manifeste. Le Groupe Cinq sur Cinq tient enfin à préciser avec force que Justin Kalumba Mwana-Ngongo n’est pas l’acquéreur de la parcelle, même s’il est promoteur du GCC. Il n’a posé aucun acte dans cette transaction et n’a enfreint aucun principe de probité, d’éthique ou de bonne gouvernance.
Assimiler les activités statutaires d’un groupement d’intérêt économique, antérieures à toute nomination ministérielle, à l’exercice actuel d’une fonction gouvernementale constitue, selon le Groupe, un amalgame dangereux, intellectuellement malhonnête et juridiquement intenable.
Face à ce qu’il qualifie d’attaques déloyales et gravement préjudiciables, le Groupe Cinq sur Cinq appelle les professionnels des médias, en particulier ceux se réclamant du journalisme d’investigation, à faire preuve de rigueur, de sens critique et de responsabilité, conformément aux règles fondamentales de l’éthique et de la déontologie.
Pour le GCC, les faits sont établis de manière irréfragable : l’acquisition de la cette parcelle est légale, régulière et antérieure à toute fonction ministérielle. Toute tentative d’en faire un scandale politico-financier ne relève ni de l’information, ni de l’investigation, mais bien de la désinformation et de la manipulation de l’opinion publique.
Emmanuel KAMBA









