La montée inquiétante de l’insécurité, marquée par des vols à mains armées et des violences sexuelles, est vivement dénoncée dans les trois communes de la ville de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, au centre-est de la République démocratique du Congo. L’alerte a été lancée lundi par une structure citoyenne locale.Selon Revocate Mukubwa Kastahim, président de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) au Maniema, des hommes armés, souvent masqués et cagoulés, opèrent régulièrement la nuit dans plusieurs quartiers de la ville.
Ces individus s’introduisent dans des maisons d’habitation où ils s’emparent de biens de valeur tels que des téléphones portables Android, des panneaux solaires, des pièces d’étoffes ainsi que des sommes importantes d’argent. Les victimes seraient également soumises à des actes de violence, et plusieurs cas de viols de jeunes filles et de femmes ont été signalés.
« La situation est devenue alarmante. Des quartiers entiers vivent dans la psychose, car ces hors-la-loi agissent presque chaque nuit », a déclaré M. Mukubwa.
Il a particulièrement pointé le quartier Didi Manara, dans la commune de Kasuku, où l’insécurité serait quasi permanente. Le dernier cas en date concerne une attaque perpétrée dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 janvier 2026, au domicile d’un habitant identifié comme Alphonse Shabani. Les assaillants auraient emporté deux panneaux solaires, trois téléphones portables Android, une somme estimée à deux millions de francs congolais ainsi que plus de 700 dollars américains, sans être inquiétés.
Face à cette situation, la Nouvelle Société Civile appelle les autorités provinciales à s’impliquer davantage. Elle exhorte notamment les responsables des services de sécurité et de l’ordre public à renforcer les patrouilles mixtes entre la Police nationale congolaise (PNC) et les Forces armées de la RDC (FARDC), afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de ces actes criminels.
L’objectif, souligne la société civile, est de restaurer la quiétude de la population de Kindu et de traduire les responsables de cette insécurité grandissante devant les instances judiciaires compétentes.
Grâce MUKOJ









