La cheffe par intérim de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), Vivian van de Perre, s’est rendue jeudi à Goma, dans l’est du pays, pour appuyer les préparatifs du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu entre les forces loyalistes et les rebelles du M23-AFC, soutenus par le Rwanda, selon un communiqué officiel.
Cette visite s’inscrit dans un contexte sécuritaire encore fragile dans la province du Nord-Kivu, théâtre de combats récurrents ces derniers mois. À Goma, la responsable onusienne a engagé des consultations avec les différentes parties prenantes afin d’« avancer les dispositions pratiques relatives au mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu », précise le document.
L’objectif est de mettre en place un cadre opérationnel crédible permettant de prévenir les violations, de documenter les incidents et de renforcer la confiance entre les protagonistes. La Monusco entend jouer un rôle d’appui technique et logistique, sans se substituer aux mécanismes régionaux et nationaux déjà en place.

Dans son communiqué, la mission onusienne réaffirme que son engagement s’inscrit strictement dans le cadre de son mandat défini par le Conseil de sécurité des Nations unies et « dans le plein respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo ».
Conformément à la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité, la Monusco est explicitement autorisée à soutenir la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent. Cette assistance inclut notamment un appui technique et logistique à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), à travers le Mécanisme conjoint élargi de vérification Plus, chargé de surveiller et d’évaluer le respect des engagements pris par les parties.
Alors que les tensions persistent sur le terrain et que la méfiance demeure entre Kinshasa et Kigali, l’implication accrue de la Monusco dans le suivi du cessez-le-feu pourrait constituer un levier déterminant pour stabiliser durablement la région. Reste à savoir si les engagements politiques se traduiront en avancées concrètes sur le terrain, dans une province où les populations civiles continuent de payer le prix fort des violences armées.
Maxime MBUMBA









