La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a présenté, vendredi 13 février 2026, les conclusions des travaux d’une commission mixte consacrée à la réforme de la facture normalisée. Sous la conduite de Danny Nkuvu, président du comité audit et fiscalité, cette séance de restitution a permis de clarifier l’état d’avancement des discussions techniques menées avec le ministère des Finances et la Direction générale des impôts (DGI).
Mise en place en décembre dernier, cette commission avait pour mission d’identifier et d’examiner les difficultés concrètes rencontrées par les entreprises dans l’application de la nouvelle mesure fiscale. L’objectif poursuivi était double, c’est-à-dire celui de répondre aux préoccupations du secteur privé tout en préservant les exigences de transparence et de mobilisation des recettes publiques portées par l’État.
À ce stade, 9 points sont considérés comme « complètement résolus », soit environ 38 % des problématiques jugées prioritaires. En revanche, 11 dossiers demeurent ouverts et feront l’objet de discussions complémentaires afin d’aboutir à des solutions consensuelles.
Certains aspects techniques, notamment ceux liés à la plateforme numérique e-UF, ont été réorientés vers une étape d’homologation spécifique. Par ailleurs, quatre sujets complexes demandent une dérogation provisoire, en attendant une analyse plus approfondie avec les experts du ministère de l’Économie nationale pour ne pas freiner l’activité des entreprises.
Cette dynamique de concertation entre la FEC et les autorités publiques traduit une volonté commune de moderniser le système fiscal congolais dans un esprit de dialogue. Pour les entreprises comme pour l’État, l’enjeu reste de concilier efficacité, transparence et compétitivité économique.
Misenge Elumba









