Six mois après sa création, le parti Actions des Bâtisseurs Intègres pour la République (ABIR) revendique déjà une implantation nationale et affiche une détermination sans équivoque à peser dans le débat politique congolais. Face à la presse, ce samedi 14 février 2026 à Kinshasa, son président, Auguy Kalonji, a dressé un bilan offensif des premiers pas de cette jeune formation qui entend conjuguer enracinement provincial, formation idéologique et engagement républicain.
En l’espace de quelques mois, ABIR affirme avoir étendu ses structures dans 12 provinces du pays, posant ainsi les jalons d’un maillage territorial ambitieux. Pour Auguy Kalonji, cette dynamique témoigne d’« une soif de renouveau et d’intégrité » portée par une base militante en pleine expansion.
Le parti a parallèlement opérationnalisé son Secrétariat général, consolidant son organisation interne et structurant ses mécanismes de coordination. Une montée en puissance que ses dirigeants présentent comme la preuve d’un projet politique mûrement réfléchi, loin de l’improvisation.

Au cœur de la stratégie d’ABIR, c’est la formation. L’École du Parti, mise en place dès les premiers mois, dispense des sessions hebdomadaires destinées à forger des cadres compétents et animés par l’esprit patriotique. Gouvernance responsable, éthique publique, leadership et culture institutionnelle figurent parmi les axes prioritaires. Dans la même logique, ABIR a institué un Gouvernement du Parti, véritable laboratoire de préparation aux responsabilités publiques, ainsi qu’un Parlement national du Parti, cadre de réflexion stratégique et de consultation interne. Une architecture pensée pour anticiper l’exercice du pouvoir et garantir une relève politique formée et disciplinée.
« Nous ne faisons pas la politique pour occuper des postes, mais pour bâtir la nation », a martelé Auguy Kalonji, insistant sur la dimension programmatique et éthique de son engagement.

Sur les grandes questions nationales, ABIR a clairement affiché son soutien au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment dans ses efforts pour restaurer la paix et renforcer la sécurité, en particulier à l’Est du pays. Le parti salue les initiatives diplomatiques, dont les Accords de Washington, et appelle la population à faire bloc derrière le Chef de l’État.
Concernant le dialogue national, ABIR plaide pour un processus inclusif, transparent et orienté vers des solutions durables, tout en excluant de la vie publique les auteurs de crimes graves commis à l’Est. Pour son président, l’heure n’est plus aux tergiversations. « Le dialogue, c’est maintenant ou jamais. Le peuple attend des réponses, la vérité et des réparations. »

Au-delà de l’actualité immédiate, ABIR propose d’inscrire la justice transitionnelle dans la Constitution, afin de prévenir la répétition des cycles de violence et d’impunité. Une réforme que le parti présente comme un impératif moral et générationnel.
En six mois d’existence, ABIR veut ainsi se positionner comme une force politique structurée, déterminée et résolument tournée vers la reconstruction nationale. Pour Auguy Kalonji et ses cadres, l’heure est à l’action pour bâtir, encadrer, unir et préparer l’avenir avec rigueur et intégrité.
Emmanuel KAMBA









