L’intersyndicale de la compagnie aérienne a tenté d’organiser, ce mardi, une assemblée générale à la direction générale à Kinshasa. Objectif : réunir l’ensemble du personnel afin d’examiner les causes profondes du dysfonctionnement de l’entreprise et dénoncer les vingt-deux mois d’arriérés de salaires.
Cependant, cette initiative n’a pas abouti comme prévu. Une situation qui a exacerbé la frustration des agents, venus de différents coins de la capitale, mais empêchés d’accéder aux lieux.
« Nous nous sommes présentés ici, à la direction générale pour une assemblée générale convoquée par l’intersyndicale. Mais arrivé sur place aucun effort n’a été fait par le directeur général pour que ces assises soient mise en place. Les portes sont bloqués et aucun agents est autorisé d’entrer pour avoir une discussion avec le numéro 1 de Congo Airways. Cela démontre à quel point il ( directeur général) ne veut pas trouver solution aux problèmes de l’entreprise et la situation du personnel. », a laissé entendre, sous anonymat, un agent.
Au-delà de la question salariale, les travailleurs dénoncent une gestion qu’ils jugent défaillante. Plusieurs pointent du doigt la direction générale, accusée de contribuer à la dégradation progressive de la compagnie.
« Cette société ne fonction presque plus depuis un certain moment, Il ya aucune activité rien ne marche à Congo Airways. Depuis la nomination de ce directeur général en 2025, notre entreprise a perdu son image en terme de l’impacte sur terrain. Il ne collabore pas avec ces agents. Nous agents, nous voulons une rédynamisation de notre société car nous somme entre de se diriger au rabais malgré le financement du gouvernement. », a déclaré un autre agent.
Selon de nombreux témoignages, la situation de l’entreprise se serait fortement détériorée depuis l’arrivée d’Alexandre Tshikala Mukendi à sa tête. Malgré le soutien financier du gouvernement, les employés affirment se retrouver sans salaire pendant de longs mois, une réalité particulièrement difficile pour ces pères de famille contraints de continuer à travailler sans rémunération.
Face à ce qu’elle qualifie de crise alarmante, l’intersyndicale maintient sa position. Elle insiste sur la tenue d’une assemblée générale inclusive, visant à poser un diagnostic clair des problèmes et à rétablir un climat de collaboration entre la direction et le personnel. Bref, l’enjeu est de taille, relancer les activités de Congo Airways et restaurer l’image d’une compagnie nationale aujourd’hui fragilisée.
Michel KABEYA









