La tension monte autour des déclarations du Dr David Balanganayi. Au lendemain de son procès, ce dernier a affirmé qu’une personnalité porteuse d’un message « venu du sommet de l’État » lui aurait demandé de garder son calme durant sa détention, tout en le rassurant sur l’issue de son dossier.
Une sortie médiatique qui n’a pas laissé indifférente la députée nationale Cathy Sakombi Moleka. Dans un communiqué ferme, l’élue de Budjala, dans la province du Sud-Ubangi, dénonce une tentative grave d’impliquer le Président Félix Tshisekedi dans une affaire strictement judiciaire.
Se présentant à la fois comme parlementaire, femme et mère, Cathy Sakombi Moleka s’insurge contre ce qu’elle qualifie de manipulation dangereuse de l’opinion publique.
« Je m’inscris en faux contre toute tentative de mêler le nom du Président de la République à une affaire judiciaire en cours. De tels propos, s’ils ne sont pas étayés par des preuves irréfutables, constituent une dérive inacceptable qui fragilise la crédibilité de nos institutions et jette inutilement le discrédit sur les plus hautes autorités de l’État », a-t-elle déclaré.
Dans un ton particulièrement ferme, la députée met le médecin face à ses responsabilités, exigeant des éléments concrets pour soutenir ses affirmations.
« Le Dr David Balanganayi doit, dans le respect des lois de la République, produire sans délai des preuves formelles de ses allégations. À défaut, il devra assumer pleinement les conséquences pénales de ses déclarations, car nul n’est au-dessus de la loi, et encore moins autorisé à propager des insinuations de nature à troubler l’ordre public », a-t-elle ajouté.
Au-delà de la controverse politique, Cathy Sakombi Moleka appelle à une clarification institutionnelle urgente afin de préserver l’indépendance de la justice congolaise. Elle insiste également sur la nécessité de protéger la dignité des femmes, estimant que certaines dérives discursives peuvent avoir des répercussions graves sur leur image et leur place dans la société.
Déterminée à aller jusqu’au bout, l’élue n’exclut pas de porter l’affaire sur le terrain parlementaire, annonçant qu’elle se réserve le droit d’initier une action à l’Assemblée nationale pour faire toute la lumière sur ce dossier.
Grâce MUKOJ









