Jean-Marc Kabund durcit son discours contre le président Félix Tshisekedi, qu’il met en garde contre toute tentative de révision constitutionnelle. Dans une déclaration faite, l’opposant congolais a appelé le chef de l’État à renoncer à toute tentative de révision constitutionnelle et à envisager une sortie du pouvoir respectueuse des règles démocratiques.
« N’osez pas toucher à la Constitution. Sortez par la grande porte, car vous savez ce qui est arrivé aux quatre anciens présidents de ce pays », a-t-il déclaré.
L’ancien allié devenu opposant a également dressé un parallèle historique, évoquant le destin des précédents dirigeants du pays pour illustrer les risques d’une dérive politique.
« Le premier président de ce pays a été renversé par un coup d’État ; le deuxième a fui devant une rébellion (comme c’est le cas actuellement) ; le troisième a été assassiné dans son bureau et le quatrième est aujourd’hui condamné à mort », a-t-il martelé.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu, marqué par des débats persistants autour de la gouvernance, de la sécurité et du respect des institutions. Les propos de Kabund risquent d’alimenter davantage les clivages entre majorité et opposition, alors que le pays reste confronté à des défis sécuritaires majeurs, notamment dans sa partie orientale.
Pour l’heure, la présidence n’a pas officiellement réagi à ces accusations et mises en garde, mais cette sortie médiatique confirme la radicalisation du discours politique à l’approche des prochaines échéances électorales.
Emmanuel KAMBA









