La Banque centrale du Congo (BCC) poursuit ses opérations de réglage de la liquidité au sein du système bancaire national. À l’issue de l’adjudication du 3 juin 2026, l’institut d’émission a procédé à une injection hebdomadaire de liquidité d’un montant de 59,0 milliards de francs congolais (CDF) par le canal des Bons BCC. Selon le rapport officiel de l’autorité monétaire, cette nouvelle opération modifie le volume total des instruments en circulation :
« Cette opération porte désormais l’encours global des titres à 1.932,25 milliards de CDF. »
L’analyse de cet encours global met en lumière une répartition stratégique des ressources selon les différentes échéances proposées aux opérateurs financiers. L’institut d’émission détaille la structure des maturités dans sa dernière note de conjoncture économique, démontrant une forte concentration des titres sur le moyen terme :
« Selon les données publiées dans la note de conjoncture économique, cet encours est réparti entre plusieurs maturités, à savoir 345,0 milliards de CDF pour les Bons à 7 jours, 125,0 milliards pour ceux de 28 jours, 964,0 milliards pour les titres à 84 jours et 498,25 milliards de CDF pour les Bons à 168 jours. »
Afin de calibrer l’impact de son intervention, la Banque centrale du Congo avait préalablement défini des limites strictes pour chaque catégorie d’échéance. Le document officiel de la haute direction de l’établissement public précise le cadrage initial de l’appel d’offres :
« Dans le cadre de cette opération, la Banque centrale avait fixé les plafonds des appels d’offres à 397,0 milliards de CDF pour les titres à 7 jours, 200,0 milliards pour les Bons à 28 jours, 157,0 milliards pour ceux à 84 jours ainsi que 100,0 milliards de CDF pour les maturités de 168 jours. »
Face à ces limites, l’appétit du marché a varié de manière significative d’une maturité à l’autre. Le relevé des opérations techniques de la RVA financière indique que les banques commerciales de la place ont formulé des demandes diversifiées, entraînant parfois une sursouscription par rapport aux objectifs de la BCC :
« En réponse, les banques commerciales ont soumis des offres de 345,0 milliards de CDF sur les Bons à 7 jours, 25,0 milliards sur les titres à 28 jours, 75,0 milliards pour les Bons à 84 jours et 133,0 milliards de CDF pour la maturité de 168 jours. La BCC a retenu l’intégralité des soumissions reçues sur les maturités de 7 jours, 28 jours et 84 jours. En revanche, pour les Bons à 168 jours, seuls 100,0 milliards de CDF ont été acceptés sur les 133,0 milliards proposés par les banques commerciales. »
Cette adjudication a permis de stabiliser le coût de l’argent pour l’ensemble du réseau interbancaire congolais. Le rapport de la Banque centrale du Congo conclut sur la fixation des conditions de rendement de ces titres, outils majeurs de la politique monétaire du pays :
« Au terme de ces adjudications, les taux moyens pondérés se sont établis à 10,6 % pour les Bons à 7 jours, 13,3 % pour les titres à 28 jours et 13,5 % pour les maturités de 84 jours et 168 jours. Quant aux taux marginaux, ils ont été fixés à 13,5 % pour l’ensemble des maturités concernées. »
G. Elumba









