La menace de plainte annoncée par le regroupement de l’opposition C64 contre le président Félix Tshisekedi continue de susciter des réactions au sein de la majorité au pouvoir. Dernier à monter au créneau, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, qui estime que cette initiative vise la mauvaise cible alors que le pays fait face à une agression extérieure.
Réagissant à cette démarche de l’opposition, le membre du gouvernement a soutenu que les priorités judiciaires devraient être orientées vers les responsables des violences qui frappent l’Est de la République démocratique du Congo.
« La seule vraie plainte valant aujourd’hui la peine d’être déposée, c’est celle contre l’agresseur Paul Kagame, qui occupe illégalement une partie de notre territoire et dont les actions ont fait massacrer des millions de Congolais. S’attaquer à celui qui tient les commandes de l’avion Congo en pleines zones de turbulences est une attitude incongrue et antipatriotique. Si l’opposition dépose cette plainte ridicule contre le Président de la République, elle va se discréditer », a déclaré Jean-Pierre Lihau.
Pour le Vice-Premier ministre, la RDC traverse une période particulièrement sensible marquée par les défis sécuritaires dans sa partie orientale. Dans ce contexte, il considère que les forces politiques devraient privilégier l’unité nationale face à ce qu’il qualifie d’agression étrangère plutôt que de multiplier les initiatives dirigées contre les institutions du pays.
Ces déclarations interviennent alors que le C64, plateforme regroupant plusieurs figures de l’opposition, envisage des actions judiciaires contre le chef de l’État. Une initiative qui alimente déjà le débat politique sur fond de tensions sécuritaires et de rivalités à l’approche des prochaines échéances nationales.
Au-delà de la bataille politique, cette sortie de Jean-Pierre Lihau remet au centre du débat la question de l’unité nationale face à la guerre dans l’Est, un sujet qui continue de diviser la classe politique congolaise entre critiques du pouvoir et impératif de cohésion nationale.
Maxime MBUMBA









