L’Église du Christ au Congo (ECC) a rendu publique sa position sur le débat relatif aux réformes constitutionnelles en République démocratique du Congo, appelant les acteurs politiques et sociaux à privilégier un dialogue national inclusif avant toute démarche de modification de la Constitution.
Dans une déclaration officielle signée par son représentant légal, le Révérend André-Gédéon Bokundoa, l’ECC insiste sur la nécessité de respecter les dispositions constitutionnelles en vigueur, notamment les articles 5, 218, 219 et 220, qui encadrent les mécanismes de révision de la Loi fondamentale.
L’organisation protestante plaide pour un cadre de concertation « inclusif, apaisé et responsable », fondé sur les valeurs de sagesse, d’écoute mutuelle et de cohésion nationale. À travers cette prise de position, l’ECC invite les parties prenantes à privilégier « la sagesse divine » ainsi que la tradition africaine de « l’arbre à palabre » comme outils de résolution pacifique des divergences.
L’Église du Christ au Congo apporte également son soutien à l’organisation d’un Dialogue démocratique national inclusif, estimant que cette démarche s’inscrit dans l’esprit des résolutions 2773 et 2808 des Nations unies, ainsi que dans les initiatives portées par l’Union africaine, l’Union européenne et les accords de Washington et de Doha en faveur de la paix et de la stabilité en RDC.
Pour l’ECC, toute réflexion sur l’avenir institutionnel du pays doit s’appuyer sur un large consensus national afin de préserver l’unité du pays et de renforcer la confiance entre les différentes composantes de la société congolaise.
« Ne construisons pas des murs, jetons des ponts », a conclu le Révérend André-Gédéon Bokundoa, résumant ainsi l’appel de l’Église à la concertation et au dialogue pour relever les défis politiques actuels du pays.
Patient MUKUNA









