La capitale congolaise accueille depuis ce mardi la deuxième réunion de la Commission tripartite RDC–HCR–République centrafricaine (RCA), une rencontre stratégique consacrée à la relance du processus de rapatriement volontaire des réfugiés entre les deux pays.
Les travaux ont été ouverts en présence du représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Pierre Atchom, du secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), Éric Mukandila, du conseiller centrafricain chargé de l’aménagement du territoire, Mesmin Guenguebe Mbari, ainsi que de Jésus Noël Sheke, ministre provincial du Plan et des Transports de Kinshasa, représentant le gouverneur de la ville.
Cette session marque la reprise des discussions de haut niveau entre les trois parties, près de sept ans après la dernière réunion tenue le 5 juillet 2019. Pendant trois jours, les experts de la RDC, de la RCA et du HCR examineront les mécanismes susceptibles de favoriser le retour volontaire, sûr et digne des réfugiés centrafricains vivant en République démocratique du Congo ainsi que des réfugiés congolais établis en République centrafricaine.
La question revêt une importance particulière pour la RDC qui accueille actuellement plus de 200 000 réfugiés centrafricains enregistrés, principalement dans les provinces du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi et du Bas-Uele. Une situation qui explique la participation active des autorités provinciales concernées, en première ligne dans la gestion de l’accueil et de la protection de ces populations.

À l’ouverture des travaux, le représentant du HCR a exprimé son souhait de voir émerger un plan d’action concret capable d’ouvrir la voie à des solutions durables et à la reprise effective des opérations de rapatriement. De son côté, la délégation centrafricaine a présenté les raisons ayant conduit à la suspension temporaire du processus tout en proposant plusieurs pistes pour sa relance.
La réunion devrait se clôturer par la signature du rapport final et des résolutions qui en découleront. Cet acte solennel sera paraphé, pour la RDC, par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo, et, pour la République centrafricaine, par son ministre de l’Intérieur.
Au-delà des aspects techniques, cette rencontre traduit la volonté politique affichée par les présidents Félix Tshisekedi et Faustin-Archange Touadéra de renforcer la coopération bilatérale et d’assurer une gestion concertée des défis migratoires dans la sous-région. Après plusieurs années de pause, Kinshasa et Bangui tentent ainsi de remettre en marche un processus essentiel pour des milliers de familles réfugiées qui aspirent à retrouver leur terre d’origine dans des conditions de sécurité et de dignité.
Maxime MBUMBA









